À peine lancée, la nouvelle division Superintelligence Labs de Meta traverse déjà sa première zone de turbulences. Recruté à prix d’or pour propulser le groupe de Mark Zuckerberg au sommet de l’IA mondiale, le jeune prodige Alexandr Wang (fondateur de Scale AI) se heurterait à une forte résistance interne et à un management étouffant.
Voici les points clés de cette crise qui couve en cette fin d’année 2025 :
Un déficit de légitimité technique ?
Le premier point de friction vient de l’équipe elle-même. Plusieurs ingénieurs chevronnés de Meta expriment ouvertement leurs doutes quant à la capacité de Wang à diriger un projet de cette envergure.
L’argument principal est simple : si Scale AI est le leader mondial de l’annotation de données, l’entreprise n’a jamais construit de grands modèles de langage (LLM) à partir de zéro. En interne, certains craignent que les compétences de Wang soient trop éloignées des défis complexes de la recherche fondamentale en IA.
Zuckerberg, le « Control-Freak » en action
Le second problème est d’ordre humain. Alexandr Wang se sentirait « étouffé » par le style de direction de Mark Zuckerberg. Le patron de Meta, qui joue sa crédibilité (et des dizaines de milliards de dollars) sur ce virage technologique, pratiquerait un micromanagement intense :
- Sollicitations permanentes : Zuckerberg demanderait des comptes quasiment en temps réel sur chaque avancée.
- Pression hiérarchique : Ce contrôle constant empêcherait, selon Wang, la créativité nécessaire à l’innovation de rupture.
L’ombre de l’échec de Llama 4
Ces tensions sont exacerbées par le contexte délicat des modèles précédents. Après un Llama 4 jugé décevant par le marché, la pression est immense sur le futur modèle de Meta, baptisé « Avocado ».
Prévu pour le premier semestre 2026, Avocado n’a pas le droit à l’erreur. Si les frictions entre Wang et Zuckerberg persistent, c’est toute la stratégie de « superintelligence » de Meta qui pourrait être fragilisée, au profit de concurrents comme OpenAI ou Google.



