Michael Burry, le célèbre investisseur américain rendu célèbre pour avoir anticipé la crise des subprimes de 2008 (et incarné par Christian Bale dans le film The Big Short), fait de nouveau les gros titres à Wall Street.
Le gestionnaire de fonds chez Scion Asset Management a adopté une position spectaculaire et très pessimiste à l’égard de la bulle spéculative de l’intelligence artificielle (IA), en misant plus d’un milliard de dollars sur la chute des actions de deux géants du secteur.
Pari baissier colossal contre Nvidia et Palantir
Selon le dernier dépôt réglementaire 13F, Michael Burry a placé des « put options » contre :
- Nvidia : Le géant des puces électroniques, dont la capitalisation boursière venait de franchir les 5 000 milliards de dollars fin octobre. Burry a misé 187,6 millions de dollars contre l’entreprise.
- Palantir Technologies Inc. : Le spécialiste des logiciels d’analyse de données, dont les actions ont déjà chuté de 8 % suite aux inquiétudes sur sa valorisation. Burry a misé 912 millions de dollars contre l’entreprise.
Au total, Michael Burry estime que les valorisations boursières actuelles, portées par l’engouement pour l’IA, sont excessives et qu’une bulle spéculative va finir par éclater.
L’avertissement de « Cassandre »
Connu pour ses positions de « Cassandre », l’entrepreneur a lancé un avertissement cryptique aux investisseurs la semaine dernière sur X :
« Parfois, nous voyons des bulles. Parfois, il y a quelque chose à faire. Parfois, le seul mouvement gagnant est de ne pas jouer. »
Cette position intervient alors que l’indice Nasdaq Composite a enregistré sa plus forte baisse hebdomadaire depuis avril (plus de 3 %), sur fond d’inquiétudes concernant les valorisations jugées excessives dans le secteur technologique. Les dépenses d’investissement liées à l’IA devraient atteindre 375 milliards de dollars cette année et dépasser 500 milliards de dollars en 2026, alimentant le malaise croissant à Wall Street.
Alex Karp, le PDG de Palantir, a d’ailleurs qualifié la décision de Michael Burry de « vraiment étrange » sur CNBC.

